Politiques sociales, un investissement plutôt qu’un coût

Politiques sociales, un investissement plutôt qu’un coût

 
 Les départements sont aujourd’hui au cœur de la solidarité territoriale : RSA, protection de
l’enfance, handicap, autonomie des personnes âgées, entretien des collèges et des routes…
Pourtant, alors qu’ils assurent des missions essentielles, leur modèle de financement est en crise.

Face à cette situation, deux visions s’opposent : considérer la solidarité comme un coût ou comme
un investissement. La majorité répète que la hausse des dépenses sociales serait responsable des
déficits, laissant entendre que le problème viendrait d’un niveau de protection trop élevé.

Nous défendons une autre voie, celle de garantir dignité, égalité et justice sociale.
Ce ne sont en effet pas les politiques sociales qui posent problème, mais un financement devenu
instable, imprévisible et profondément inégalitaire.
Rappelons que ces politiques jouent un rôle d’amortisseur indispensable, à l’heure où le taux
de pauvreté est le plus élevé depuis 30 ans.
C’est en investissant dans ces politiques aujourd’hui que nous réalisons les économies de demain, en
prévenant des situations sociales qui deviendront bien plus coûteuses pour la Côte-d’Or, réduisant
ainsi nos marges de manœuvre pour remplir nos autres missions, également essentielles.

Exigeons une compensation par l’État de 50 % des allocations individuelles de solidarité (RSA,
PCH, APA), l’attribution d’une part de la CSG aux départements ou encore des mesures pour
corriger les inégalités entre territoires.

C’est une nécessité pour qu’un enfant placé, une personne âgée en perte d’autonomie ou un
allocataire du RSA disposent partout des mêmes droits.

Tribune publiée dans l’édition de décembre 2025 du magazine départemental.

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